dimanche 21 juin 2009

la morelle douce-amère est fréquente au bord des ruisseaux chez nous ; elle y forme parfois de gros buissons et elle est toute vrombrissante de bourdons qui se bousculent dans ses nombreuses fleurs, les après-midis ensoleillés...
vénéneuse...




la lysimaque va bientôt fleurir nombreuse dans les prairies humides...



une mouche indéterminée qui pourrait être une mouche carnivore, de celles qui attaque d'autres insectes volants...





géotrupe... ils ont parfois cette drôle de position, l'avant dressé, les antennes aussi... je pense qu'ils essaient de localiser des odeurs de bouses ou crottins qui les intéressent et vers lesquelles ils vont marcher ou voler...



une vicia... mais je n'ai pas trouvé laquelle...



l'eupatoire feuille de chanvre prend déjà des couleurs...



agelena labyrinthica est une araignée très fréquente dans les buissons bas : c'est elle qui tisse ces toiles planes denses parfois très grandes, comprenant un entonnoir couloir devant lequel l'araignée se tient à l'affût des proies qui tombent grâce à un enchevêtrement (labyrinthe) de fils placés au-dessus de la toile... en cas d'alerte elle file très vite se réfugier au fond de sa galerie. on la reconnaît assez bien aux chevrons dessinés sur son abdomen...

si une proie se fait piéger, l'araignée accourt pour la mordre puis se sauve dans son antre. elle attend que le venin fasse son effet et récupère ensuite tranquillement la proie paralysée, qu'elle ramène dans son couloir refuge pour la manger, ou plutôt la sucer puisqu'elle va absorber le contenu liquéfié de la proie.





les premières salicaires sont à présent ouvertes : elles vont attirer de nombreux papillons comme les piérides que l'on y trouve souvent...



gloméris : ce petit animal qui ressemble à un cloporte peut se rouler en une petite bille quasi parfaite pour se protéger...



les petits grillons des bois sont très nombreux... et très mobiles, dans les feuilles mortes en lisière de forêt...




acrobaties sur un rumex : les fourmis s'intéressent toujours aux pucerons qui vont leur fournir leur miellat sucré...



la "forêt primaire" de fougère aigle est très fréquente dans les Vosges...



le dessous des feuilles de la fougère, avec ses spores, est aussi une oeuvre d'art...
mais du coup je ne me souviens plus s'il s'agit du verso de la fougère aigle ou d'une autre... car il y en a pas mal diverses...



la demoiselle aime aussi les ronces et les fougères pour s'y poser...

jeudi 18 juin 2009

changeant

les grands mars changeant sont précoces cette année : ils volent nombreux, depuis quelques jours déjà, autour de la maison... et parfois se perdent à l'intérieur... celui-ci a dû s'égarer dans une toile d'araignée puis est ressorti. il est allé récupérer sur les semences de moutarde que j'ai mises à sécher dans la cour.
la particularité de ce beau papillon est que selon l'orientation on le voit tout noir ou tout bleu fluo...







pas de la brume mais çà en a l'air : le matin les écarts de température provoquent de la buée sur l'objectif... la mouche qui vole est juste passée au moment de la photo...



la saison des lucanes a démarré - mal pour ceux-là : l'un probablement écrasé par une voiture et l'autre s'est retrouvé l'abdomen gobé par un geai : les geais en sont friands... ils abandonnent le reste.
çà ne se voit pas sur la photo mais le grand modèle est vide et j'ai trouvé un géotrupe au fond, à la place de son abdomen :-)
(un géotrupe est un coléoptère qui se charge des restes, ou des crottins ou bouses)


estival

encore un grand mars qui s'est perdu contre une fenêtre : ils sont contents si on les sort, parfois pas farouches du tout surtout lorsqu'ils ont goûté le sel de la peau : ils ne déguerpissent plus... ce qui permet de les photographier sous tous les angles...
celui-ci par contre a refusé d'ouvrir ses ailes...






les papillons de cette famille n'ont que quatre pattes, au lieu de six comme tous les insectes...




une fourmi a aussi profité de la goutte de miel que j'avais posée au mars changeant qui avait séjourné un moment dans l'entrée...



libellule déprimée posée au sommet d'une branche de noyer... le noyer est mourant après avoir été percé par un pic alors que je venais de le planter... c'est pour cela qu'il n'a pas de feuilles... il les fait de plus en plus tard...
je suis en train d'essayer de bouturer des brindilles et çà a l'air de fonctionner...



une fleur de chèvrefeuille avant qu'elle ne s'ouvre...


la scrofulaire est assez fréquente en bordure de forêt :




les fruits de l'anthrisque, cette ombellifère extrêmement fréquente le long des chemins : il faudra que je vois de plus près car ce sont souvent les fruits des ombellifères qui permettent de les déterminer précisément...




les Vosges du Nord sont le pays des digitales...





la reine des prés commence aussi à fleurir...





sauf erreur ce pourrait être le grand nacré : la seule photo que j'ai pu vite faire, tellement il volait sans trop se poser ou ne se posait que durant des instants très courts...

vendredi 5 juin 2009

coronelle lisse

la coronelle lisse ressemble un peu à une couleuvre à collier... sans le collier...
et on la reconnaît... parce qu'elle est très mordante... mais bien entendu non venimeuse puisque c'est une couleuvre... elle adopte un comportement de vipère, histoire d'impressionner : elle se replie et simule des attaques par détentes subites...
deuxième rencontre en quelques jours : l'une en forêt qui s'est échappée en dévallant une pente raide, et celle-ci un bébé de 30cm environ mais déjà très énergique...
j'ai eu la chance de la trouver sous l'écorce d'un tronc que je cherchais à déplacer : la coronelle affecte les endroits plutôt secs et chauds, contrairement à la couleuvre à collier qui préfère l'humidité et l'eau. nous avons les deux chez nous, la couleuvre à collier étant en principe plus commune : je dis en principe car cela fait un bon bout de temps que je n'en ai plus rencontrée. signe d'assèchement ?





mardi 2 juin 2009

sonneur


opération de sauvetage aujourd'hui avant l'arrivée du béton : un regard appartenant au syndicat des eaux du coin devait être consolidé mais dans l'une des fissures stagnait un peu d'eau... pour le grand plaisir que quelques grenouilles et crapauds...
petites grenouilles vertes et aussi un crapaud un peu plus étonnant : le sonneur à ventre jaune. je le connaissais déjà, l'ayant rencontré parfois. ici je l'ai découvert par son chant : une sorte de "...bou... bou... bou..." flûté régulièrement toutes les secondes...

c'est un assez petit crapaud tout à fait bizarre : complètement pustuleux dessus, il a des taches jaune fluo sur le ventre, si on le retourne... il faut se laver les mains énergiquement après l'avoir tenu : j'en ai éternué pendant deux heures parce que probablement et par réflexe j'ai dû me frotter le nez... après m'être rincé les mains simplement avec de l'eau... la bave de ce crapaud, ou plutôt le venin secrété par ses pustules est particulièrement efficace... c'est la seconde fois que çà m'arrive par inadvertance.

j'ai donc pu capturer les deux petits sonneurs qui se trouvaient dans la flaque, ainsi qu'une petite grenouille verte, (j'ai pris soin de ne pas mettre la grenouille en contact direct avec les crapauds car il y a eu des morts pour les mêmes raisons de venimosité... la grenouille, et même les autres crapauds, étant réciproquement sensibles au venin de la peau de crapaud... : c'est d'ailleurs pour cela qu'il faut relever très fréquemment les pièges à crapauds lorsque durant la saison des pontes on les capture en bordure de routes en les faisant tomber dans des seaux... il ne doivent pas s'y empiler... : c'est une mesure qui n'est pas toujours respectée...)

voici l'individu... (tout le monde a été relaché dans une mare en forêt)



le "ventre de feu" doit servir à faire peur à un agresseur mais comme il est en-dessous je me suis demandé comment çà pouvait fonctionner... j'ai eu une partie de la réponse quand mon crapaud s'est totalement cambré et a simulé une sorte de catalepsie, le dos totalement creusé : cela a pour conséquence qu'il s'immobilise et que, retourné sur le dos, il simule un dessus bombé de crapaud avec des taches préventives jaunes vif : "attention je suis méchant ou mauvais"... si l'on veut, le ventre devient le dos, au point que sur l'une des photos on croit même distinguer deux yeux... se situant en fait en-dessous de sa gorge...







le second individu était un peu plus grand, mais pas beaucoup... les taches jaunes sont autrement disposées...




j'en avais déjà transféré un il y a quelques jours, sachant que l'endroit devait être bientôt bétonné... (les crapauds ont tendance à se cacher dans le fond dans la vase : ils auraient été coulés dans le béton ou enterrés et tassés sous le gravier...)




dans son nouveau biotope...



les sonneurs aiment bien les petites flaques, les caniveaux et rigoles forestières, on les trouve dans les ornières des véhicules et engins forestiers par exemple... les soirs d'été leur chant flûté est facilement reconnaissable...
ils sont difficile à approcher par contre... assis au bord de l'eau ils y sautent à la moindre alerte et leur camouflage les rend quasiment invisibles, d'autant plus qu'ils ont tendance à s'enfoncer dans la vase du fond...